La ségrégation scolaire en contexte urbain

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En résumé

  • La ségrégation scolaire est à la fois une manifestation et une cause de l’inégalité en matière d’éducation et représente l’un des principaux défis en éducation.
  • La ségrégation scolaire et la ségrégation résidentielle sont étroitement liées, la première étant généralement plus importante que la seconde.
  • La relation entre la ségrégation résidentielle et la ségrégation scolaire est très contextuelle. Elle dépend fortement de la conjoncture locale, constituée à la fois de la trame résidentielle et du contexte institutionnel.
  • Toutefois, partout dans le monde, le libre choix de l’école par les parents est directement associé à des niveaux plus élevés de ségrégation des élèves d’origines socio-économiques et ethniques différentes entre les écoles.

Introduction

Dans de nombreuses villes, les personnes riches et pauvres vivent de moins en moins souvent dans les mêmes quartiers (Musterd et al. 2017; Tammaru 2017). Cette évolution — appelée ségrégation — a de graves répercussions sur les écoles. Comme les caractéristiques démographiques spécifiques des villes sont des éléments clés dans la composition des populations scolaires, la séparation croissante au niveau des quartiers est étroitement liée à une polarisation croissante entre les écoles (Bernelius et Vilkama 2019; Boterman 2019; Butler et Robson 2003).

La ségrégation scolaire est à la fois une manifestation et une cause de l’inégalité en matière d’éducation et donc l’un des principaux défis en éducation (Musset 2012). Elle est liée à deux dimensions principales. Premièrement, les écoles sont des lieux d’apprentissage, dans lesquels la composition spécifique des classes scolaires peut avoir un effet sur les performances des élèves qui dépasse les effets des caractéristiques individuelles des élèves (van Ewijk et Sleegers 2010). Deuxièmement, les écoles sont des lieux d’interaction sociale, où les enfants peuvent se familiariser à la diversité sociale et ethnique (Wilson 2013).

Les écoles peuvent promouvoir la mixité sociale et augmenter le capital social (Hanhörster et Weck 2020 ; Small 2009) ou contribuer à une augmentation de la ségrégation sociale et ethnique pour les enfants comme pour les parents (Ramos Lobato 2019). Une déconnexion entre les réalités sociales des enfants à ce stade précoce peut donc constituer un risque pour les résultats scolaires des élèves et pour l’intégration et la cohésion sociales dans les villes en général. Par conséquent, la question se pose de savoir comment les villes peuvent réagir aux inégalités croissantes dans les quartiers et les écoles.

Étant donné que la relation entre la ségrégation résidentielle et scolaire est cruciale pour comprendre la mobilité sociale et l’inégalité intergénérationnelles (Boterman et al. 2019), le sujet est d’une grande pertinence éducative et sociopolitique. Néanmoins, les connaissances approfondies sur cette relation sont encore limitées.

La ségrégation scolaire et ses effets

Le terme ségrégation scolaire fait référence à la répartition inégale des enfants de différentes origines sociales et ethniques dans les écoles. Le sujet est d’une grande pertinence puisque la composition de plus en plus polarisée des écoles peut avoir une incidence sur les performances des élèves une fois que les effets individuels et familiaux ont été contrôlés (Alegre et Ferrer 2010; Sykes et Kuyper 2013). Cela peut être attribué à l’ajustement des attentes des enseignants, à la dynamique de la classe ou aux ressources des parents investies pour améliorer l’état des écoles (Lupton 2004; Nast 2020).

En outre, dans certains cas, les écoles les plus défavorisées sur le plan social se caractérisent par des conditions désavantageuses (par exemple en matière de pénurie d’enseignants ou de proportion de cours annulés) (Helbig et Nikolai 2019). Par conséquent, la ségrégation scolaire peut produire des conditions d’apprentissage différentes qui reproduisent des résultats scolaires inégaux, mais elle ne le fait pas nécessairement.

À la recherche de la « bonne » école: préférences des parents et effets sur la
ségrégation scolaire

L’expansion de la scolarisation a entraîné une concurrence croissante pour l’accès aux universités et aux emplois prestigieux au cours des dernières décennies. L’éducation est donc devenue un sujet sensible et les parents sont de plus en plus considérés comme des acteurs clés pour garantir la réussite scolaire de leurs enfants (Krüger et al. 2020; Wilson et Bridge 2019), ce qui commence par obtenir l’accès à la « bonne » école maternelle et primaire (Ramos Lobato 2019).

Comme de nombreux parents associent souvent la composition d’une école à sa qualité éducative, la définition de la « bonne » école dépend de plus en plus de sa composition sociale et ethnique, ce qui alimente en retour une polarisation croissante des écoles (Butler et Hamnett 2007; Karsten et al. 2003; Wilson et Bridge 2019). De nombreux parents s’inquiètent de l’exposition de leurs enfants à des standards éducationnels inférieurs, à des enfants dont les compétences linguistiques sont insuffisantes ou à de « mauvaises » fréquentations (Boterman 2013; Vowden 2012).

La figure 1 illustre la sélectivité dans les choix scolaires des parents après la suppression des bassins scolaires au primaire dans la ville de Mülheim an der Ruhr, en Allemagne. Seul un tiers des parents de la classe moyenne et ayant fait des études supérieures ont inscrit leurs enfants dans l’école primaire la plus proche lorsqu’elle comptait une forte proportion d’enfants de bénéficiaires de prestations ou issus de l’immigration. En revanche, plus des deux tiers l’ont fait lorsque ces proportions étaient faibles. Ainsi, les parents de la classe moyenne préfèrent toujours l’école primaire la plus proche, mais seulement si elle a la « bonne » composition (Ramos Lobato et Groos 2019).

Figure

Alors que ce sont principalement les parents plus instruits de la classe moyenne qui trouvent les moyens d’accéder aux « bonnes » écoles, on suppose souvent que les parents de la classe ouvrière sont moins stratégiques, moins ambitieux et moins capables de faire les « meilleurs » choix pour leurs enfants (Reay et Ball 1997; Van Zanten 2005). Cependant, le choix plus fréquent de l’école locale par les parents ouvriers n’est pas seulement le résultat d’un manque d’information et d’aspiration. Il est également dû à des contraintes pratiques et économiques et à la crainte des parents que leurs enfants ou eux-mêmes soient pointés du doigt ou exclus dans des écoles ayant une composition socio-économique plus élevée (Byrne 2006; Reay 2001; van Zanten 2013). Ainsi, ce qui est souvent interprété comme de l’apathie et du fatalisme peut également être attribué à des obstacles structurels et être redéfini comme un évitement actif des écoles les plus « élitistes » (Ramos Lobato 2019).

Il est intéressant de noter que certains parents de la classe moyenne choisissent délibérément une autre voie. Poussés par leur appréciation de la diversité et une idéologie politique progressiste, ces parents inscrivent leurs enfants dans des écoles publiques mixtes sur le plan social et ethnique. Si la plupart des études montrent que la compatibilité des idéaux sociaux des parents et des préoccupations individuelles concernant la position future de leurs propres enfants engendre souvent tensions et dilemmes (Billingham et McDonough Kimelberg 2013; Bloomfield Cucchiara 2013; Frank et Weck 2018), une analyse comparative entre la Finlande et l’Allemagne dresse un tableau plus différencié. Comme les systèmes éducatifs des deux pays permettent aux étudiants d’atteindre les plus hauts niveaux d’éducation sans fréquenter d’établissements d’« élite », ils « permettent » ainsi aux parents de la classe moyenne de prendre en compte des critères de choix supplémentaires, tels que le bien-être ou la proximité spatiale (Ramos Lobato et al. 2018).

Mais comment les parents obtiennent-ils accès à leurs écoles préférées? De nombreuses études menées dans différents contextes nationaux et locaux ont illustré la variété des stratégies utilisées par les parents: déménager dans le bassin scolaire de l’école, passer à l’école privée, « coloniser » des écoles locales ou contourner (souvent illégalement) les règles d’attribution (Butler et Hamnett 2007). Un autre moyen, plus subtil, consiste à fréquenter des projets particuliers au sein d’établissements réguliers (Kosunen 2014; Nast et Blokland 2014). Les stratégies de choix des parents dépendent donc fortement du paysage éducatif dans lequel ils évoluent. Ce paysage comprend deux dimensions clés: les contextes institutionnel et spatial, ainsi que les manières complexes dont les deux sont liés, ce qui est examiné dans les sections suivantes.

Villes polarisées et écoles polarisées? Le rôle des schémas résidentiels dans la ségrégation scolaire

Paysages éducatifs: comment les structures urbaines et les systèmes éducatifs influent-ils sur les choix parentaux et la ségrégation scolaire

Les recherches menées dans de nombreux pays montrent que les schémas résidentiels sont essentiels pour comprendre la ségrégation scolaire (Bernelius et Vaattovaara 2016; Boterman 2019; Schindler Rangvid 2007). La relation est mutuelle. D’une part, les schémas résidentiels affectent la composition des écoles. Le lieu de résidence des enfants détermine encore largement l’endroit où ils vont à l’école. Par conséquent, la ségrégation résidentielle croissante dans de nombreuses villes européennes se reflète nettement dans l’environnement scolaire local. Par exemple, à Helsinki, la capitale finlandaise, les différences entre bassins scolaires se sont sensiblement accrues depuis 1990 malgré l’augmentation générale des revenus et des niveaux d’éducation. Le classement des bassins (mesuré par le revenu, l’éducation et l’origine ethnique) est cependant resté assez stable (voir figure 2) (Bernelius et Vilkama 2019).

Figure 2: Différences spatiales entre les bassins scolaires 1995-2011: a) revenu moyen; b) proportion de personnes très instruites; et c) proportion de résidents dont la langue maternelle n’est ni le finnois ni le suédois (Bernelius et Vilkama 2019).

Figure

D’autre part, la répartition spatiale de certaines écoles a un impact sur les schémas résidentiels. Dans de nombreuses villes, la mobilité résidentielle des jeunes ménages est de plus en plus influencée par des considérations liées au choix de l’école (Bernelius et Vilkama 2019; Hamnett et Butler 2013). Toutefois, si des niveaux élevés de ségrégation résidentielle s’accompagnent généralement d’écoles ségréguées, de faibles niveaux de ségrégation résidentielle ne se traduisent pas nécessairement par des écoles mixtes. Par contre, la ségrégation scolaire est généralement plus importante que la ségrégation résidentielle (Boterman et al. 2019; Karsten et al. 2006; Wilson et Bridge 2019) et, en particulier dans les zones socialement mixtes, les parents ayant un statut socio-économique élevé semblent choisir avec soin la « bonne » école pour leurs enfants (Boterman 2013; Ramos Lobato et Groos 2019).

Le rôle du système éducatif dans la ségrégation scolaire

La ségrégation scolaire dépend fortement à la fois de la latitude accordée aux familles dans le choix d’une école et des options qui s’offrent à elles. Dans ce dernier cas, les politiques éducatives dans plusieurs pays ont renforcé le choix des parents et la concurrence entre les écoles au cours des deux dernières décennies (James et al. 2010; Logan et al. 2008; Söderström et Uusitalo 2010). Si peu de pays ont un système de choix totalement ouvert (comme aux Pays-Bas), le libre choix est souvent conditionné par des exigences spécifiques (p. ex. la Grèce) ou limité par des critères de priorité privilégiant encore la proximité résidentielle (p. ex. l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne ou le Danemark) (Boterman et al. 2019).

Les options disponibles dépendent de la répartition public-privé ainsi que de la différenciation des écoles en matière de qualité, de frais de scolarité et de profils. Dans les pays dotés d’un système scolaire public (p. ex. Finlande), la différenciation est assez faible. Dans les pays où les écoles privées (souvent gérées par des institutions religieuses) ont acquis une certaine autonomie (par exemple, France, Italie, Espagne) ou avec des écoles basées sur des profils pédagogiques différents comme les écoles Steiner (p. ex., États-Unis, Pays-Bas, Allemagne), les options sont beaucoup plus nombreuses (Boterman et al. 2019). Toutefois, la question de savoir si ces écoles sont de véritables options dépend de leur abordabilité et donc de leur financement ou non par des fonds publics.

En plus de fournir le cadre institutionnel, les politiques éducatives peuvent avoir un effet supplémentaire puissant en façonnant les discours des parents sur les normes et les valeurs de l’éducation (Noreisch 2007; Raveaud et Van Zanten 2007). Dans l’État de Rhénanie-du-Nord–Westphalie en Allemagne, les parents, en majorité de la classe moyenne, semblent interpréter le libre choix de l’école primaire récemment introduit comme une demande claire de choisir plutôt que comme une simple option. La réforme déclenche leurs inquiétudes quant aux différences de qualité croissantes entre les écoles primaires. Par conséquent, même si certains parents perçoivent le battage médiatique croissant autour du choix de l’école primaire comme exagéré, le risque de prendre la « mauvaise » décision en se « contentant » d’accepter l’école la plus proche est perçu comme trop élevé pour ne pas jouer le jeu (Ramos Lobato et Groos 2019).

Des liens complexes, mais des schémas similaires entre les quartiers et les écoles

La manière dont les ségrégations résidentielle et scolaire interagissent dépend de facteurs structurels et institutionnels ainsi que de configurations urbaines spécifiques. Selon Boterman et al. (2019), on peut identifier trois grands types d’environnements urbains qui présentent au moins quelques schémas similaires en ce qui concerne la relation entre la ségrégation résidentielle et scolaire.

  • Les villes d’Europe du Sud se caractérisent par des niveaux de polarisation sociale relativement élevés (mesurés par l’indice de Gini; OCDE.Stat, 2018), mais, pour diverses raisons, elles tendent à être moins ségréguées spatialement. Néanmoins, la structure, l’organisation et la distribution spécifiques de l’offre scolaire conduisent à des niveaux de ségrégation scolaire assez élevés (Bonal et al. 2019; Cordini et al. 2019).
  • Les contextes urbains d’Europe continentale et du Nord, en revanche, sont moins polarisés socialement, mais plus ségrégués sur le plan résidentiel et encore plus sur le plan scolaire (Nielsen et Andersen 2019; Oberti et Savina 2019; Ramos Lobato et Groos 2019).
  • Au Royaume-Uni et aux États-Unis, les niveaux de polarisation sociale ainsi que de ségrégation résidentielle et scolaire sont nettement plus élevés que dans les villes européennes. Alors qu’aux États-Unis, la combinaison du libre choix de l’école et de l’embourgeoisement a légèrement découplé les modèles de ségrégation scolaire et résidentielle au cours des dernières années (Candipan 2019), le contraire semble s’être produit au Royaume-Uni. À Londres, le libre choix a conduit à une situation dans laquelle la distance par rapport à l’école est devenue le principal critère pour déterminer si les parents obtiennent l’école de leur choix (Hamnett et Butler 2013).

Ainsi, bien que des approches axées sur le marché et les performances dans l’éducation aient été mises en oeuvre dans la plupart des pays d’Europe et aux États-Unis, les mécanismes à l’origine des niveaux croissants de ségrégation scolaire et de sa relation avec la polarisation résidentielle varient. Cependant, un mécanisme est commun à tous les pays: le libre choix de l’école par les parents a un impact significatif sur la ségrégation scolaire. Bien que l’on vante les mérites de ses effets positifs sur l’égalité dans l’éducation en brisant le lien géographique entre les élèves et les écoles, le libre choix scolaire des parents est directement associé à des niveaux plus élevés de ségrégation des élèves d’origines socio-économiques et ethniques différentes entre les écoles.

Ce résultat est remarquablement stable (Wilson et Bridge 2019):

  • dans tous les types de mécanismes de choix
  • dans différents pays et différentes villes
  • au sein de systèmes de choix en place depuis des durées variables
  • et il est pertinent pour toute une série de caractéristiques sociodémographiques à partir desquelles la ségrégation est mesurée (par exemple, le statut socio-économique, l’appartenance ethnique et la foi).

Conclusions et besoins en matière de recherche

Dans de nombreux pays de l’hémisphère Nord, l’inégalité sociale prend de l’ampleur. Ce phénomène a de vastes conséquences sur les villes, tant sur les quartiers que les écoles. Les différenciations sociospatiales dans les villes sont fortement liées à la segmentation du système scolaire, les enfants d’origines socio-économiques et ethniques différentes étant généralement plus séparés à l’école que dans les quartiers. Les raisons sous-jacentes sont très contextuelles et fortement tributaires de la relation entre les contextes institutionnels et spatiaux à l’échelle locale. Toutefois, dans la plupart des contextes, la ségrégation scolaire ne reflète pas seulement les inégalités socio-spatiales existantes, mais contribue également à leur perpétuation. La relation étroite qui les unit revêt donc une importance cruciale pour expliquer la reproduction des inégalités sociales.

Par conséquent, il faut se demander si les politiques d’éducation urbaine peuvent ou doivent réagir aux niveaux croissants d’inégalité et de ségrégation. Que faut-il pour élaborer des stratégies efficaces en matière d’égalité et quels sont les éléments nécessaires pour que ces politiques soient également soutenues et considérées comme justifiées par les parents? Ni le choix de l’école par les parents ni d’autres stratégies, comme le transport en autobus ou la création d’écoles à charte dans les quartiers défavorisés, ne se sont révélés être des mesures politiques appropriées pour parvenir à l’intégration des élèves dans les écoles en fonction de leur statut socio-économique, de leur appartenance ethnique ou de leur religion (Wilson et Bridge 2019). La déségrégation des bassins scolaires faite en redéfinissant soigneusement leurs limites pourrait être une politique anti-ségrégation bénéfique; cependant, elle n’a pas encore été modélisée à une plus grande échelle en Europe (Bernelius et Vilkama 2019).

Outre les tentatives précédentes et infructueuses d’équilibrer la composition des écoles, la recherche d’un équilibre dans les conditions d’apprentissage entre les écoles a gagné en popularité. Dans certains contextes, un financement ciblé a donc été mis en place pour les écoles qui éprouvent des difficultés à faire face aux désavantages liés à leur contexte et à y pallier (p. ex. aux Pays-Bas, dans certains États fédéraux d’Allemagne ou dans certaines villes de Finlande). Les premières études quantitatives montrent que ces « politiques de discrimination positive » peuvent être remarquablement efficaces pour améliorer les résultats scolaires des étudiants immigrants et des étudiants natifs peu performants (Silliman 2017). Toutefois, une meilleure compréhension des effets qualitatifs de ces politiques au sein des écoles et de leur intégration dans les stratégies globales des écoles concernées aiderait à comprendre les mécanismes qui les sous-tendent afin de bonifier le financement ciblé. Par conséquent, il est toujours nécessaire d’approfondir les recherches.

Isabel Ramos Lobato

Chercheuse postdoctorale
Université d’Helsinki

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